|
|
|
Rapport du Comité des
Finances
- Le
Comité des finances a examiné de près
l'évolution financière de la Conférence des
Eglises européennes depuis l'Assemblée de 1997 à
Graz et la situation actuelle. Il avait entre les mains le rapport
"De Graz à Trondheim" et les comptes et le bilan de
l'année 2002, ainsi que la liste des cotisations de membres
prévues et la liste des contributions effectivement reçues.
Les comptes ont été vérifiés par la
fiduciaire suisse "Bourquin Frères et Béran SA"
et approuvés par le Comité central. Le Président
du Comité du budget et le Secrétaire exécutif
des finances ont également fourni des renseignements d'ordre
général sur l'évolution des finances au cours
des six dernières années.
- Du
point de vue financier, ces six années on été
une période difficile pour la Conférence des Eglises
européennes. En 1997, année de la dernière
Assemblée, les comptes ont montré un déficit
accumulé de 132 000 CHF. Il y avait encore l'espoir que ce
déficit pourrait être épongé assez
rapidement, afin de redonner une certaine souplesse financière,
vu que lors de l'Assemblée de Graz des dons importants
avaient été promis à la Conférence des
Eglises européennes qui auraient couvert ses frais de
travail.
- En
1998, la KEK a reçu une petite partie des sommes promises,
mais il s'est vite avéré que ce serait le seul montant
qu'elle allait recevoir. Ce manque de rentrées, sur
lesquelles notre organisation avait compté, a créé
des difficultés considérables. Avant la fin de 1998,
le Comité central, sur avis du Comité du budget, a
approuvé un plan d'économies, ainsi qu'une série
de mesures spécifiques dont celle de supprimer un des postes
de secrétaire exécutif et un demi poste administratif.
Comme ces mesures n'ont pas pu être mises en œuvre
immédiatement, il y a eu à la fin de l'année un
déficit de 175 000 CHF. En plus, le deuxième
Rassemblement oecuménique européen, qui s'est tenu
avant l'Assemblée de la KEK, s'est terminé de son côté
avec un déficit de 240 000 CHF, dont la KEK devait assumer un
montant de 80 000 CHF, ce qui a fait que le déficit total de
la KEK s'est monté, au début de 1999, à 395 000
CHF.
- Les
années suivantes ont été marquées par un
budget restreint et par la nécessité de faire des
économies. Une légère augmentation du montant
des cotisations des Eglises membres et quelques dons particuliers
ont permis de réduire peu à peu ce déficit.
Mais les budgets annuels sont restés bien en dessous des
montants fixés par l'Assemblée. Les comptes de 2002
montrent encore un déficit de 57 000 CHF, qui, à moins
d'un contretemps, devrait être épongé à
la fin de 2003.
- Le
Comité central et le Comité du budget ont passé
de nombreuses heures à étudier l'aspect financier de
l'intégration de la Commission œcuménique européenne
Eglise et Société (EECCS). La Commission apparaît
dans le budget central avec ses propres lignes budgétaires de
rentrées et de dépenses. Cette présentation
s'est avérée entre temps comme la plus appropriée.
- L'Assemblée
avait recommandé d'examiner la possibilité d'unir les
deux bureaux et ainsi de réduire le nombre d'implantations ;
cet examen a été fait. La délocalisation de
Genève à Bruxelles aurait coûté, tout
compris, environ 1 million de CHF à l'époque. Mais
elle aurait donné la possibilité de faire une
économie annuelle d'environ 100 000 CHF. Le Comité
central a alors décidé de ne pas procéder à
cette délocalisation. Le Comité des finances encourage
le Comité central de maintenir la question à l'ordre
du jour et de revoir la situation dans un proche avenir.
- La
tâche du Comité des finances de l'Assemblée est
de présenter pour adoption un plan financier pour la
prochaine période du mandat du Comité central. Ce plan
financier est un plan cadre qui doit guider le Comité central
dans l'établissement du budget des années à
venir. Il comporte toutes les rentrées et toutes les dépenses
pour le travail des bureaux de Genève, Bruxelles et
Strasbourg. Le Comité des finances vous présente donc
ce plan pour la période 2004 – 2009.
- Ne
sont pas compris dans ce plan les projets et les activités
que les commissions compétentes décideront de mettre
en œuvre de leur côté. Pour ces projets, un budget
extraordinaire (dons, subventions, …) sera établi par le
Comité du budget et approuvé par le Comité
central. Le principe directeur est que seuls seront mis en œuvre
les projets dont le financement est assuré. Il n'est donc pas
possible de faire une planification à long terme dans ce
domaine. L'Assemblée dispose elle aussi d'un budget spécial.
Si un troisième Rassemblement œcuménique européen
devait être décidé, il devra aussi être
affecté d'un budget spécial. Son financement devra se
faire entièrement avec des moyens propres, vu que rien n'est
prévu dans le budget ordinaire pour un tel événement.
- Les
rentrées de la KEK sont assurées essentiellement par
les cotisations versées par les Eglises membres. Il est
réjouissant de constater qu'elles ont augmenté au
cours des dernières années. De chaleureux
remerciements à toutes les Eglises qui ont contribué à
cette augmentation. Il faut aussi remercier les Eglises et les
organisations qui ont versé des contributions supplémentaires
pour tel ou tel projet ou telle ou telle activité spéciale.
Mais il y a toujours un nombre considérable d'Eglises membres
qui ne versent pas le montant de leur cotisation, qui ne versent pas
même le montant minimum de 1000 CHF (ou même le montant
symbolique de 500 CHF).
- Le
plan financier qui vous est présenté a été
établi sur la base des rentrées effectives des
dernières années. C'est un plan restreint, parce que
justement toutes les Eglises membres ne respectent pas leur
engagement financier. C'est pourquoi les bureaux de Genève,
Bruxelles et Strasbourg ne peuvent pas être équipés
comme ils le devraient l'être pour que la KEK puisse remplir
son rôle important dans une Europe en mutation rapide.
-
La
11ème Assemblée de la KEK à Graz
avait fixé comme but d'assurer 75 % du budget avec les
cotisations des Eglises membres. Ce but n'a pas encore été
atteint aujourd'hui, 65% du budget seulement l'ont été
dans les dernières années. Le but fixé pourrait
être atteint, si les Eglises membres qui ne versent pas les
cotisations fixées ou qui versent moins que le montant
calculé selon le barème établi faisaient
l'effort de s'en rapprocher davantage. Le caractère spirituel
de la KEK en tant que communion d'Eglises implique que toutes les
Eglises membres assument les droits et les devoirs convenus sur la
base des principes et des décisions en vigueur. Cela compte
également pour les cotisations convenues calculées
selon le barème établi qui tient compte de la
situation et des possibilités financières des Eglises
membres. Si une Eglise n'est pas en mesure, pour des raisons
majeures, de le faire pendant un certain temps, l'esprit qui anime
la communion des Eglises de la KEK doit inciter les autres Eglises à
tenir compte de cette situation particulière. Cela présuppose
que l'Eglise en question prend des mesures et les fait connaître
à la KEK, garantissant qu'elle respectera ses engagements dès
que possible, ou bien qu'elle donne de façon transparente les
raisons de son impossibilité de le faire.
-
Dans
le document présenté à l'Assemblée
concernant les résultats de la consultation des Eglises quant
à leur propositions de priorités et de programmes pour
la KEK après la 12ème Assemblée à
Trondheim (A12/Doc.10f), il est dit : "Les 'petites' Eglises
membres n'ont pas suffisamment de ressources pour aider la KEK à
réaliser tout ce que prévoient ses programmes. La KEK
ne devrait-elle pas adapter ses programmes aux possibilités
financières ? Il faut qu'elle trouve les moyens de vivre une
vraie solidarité interne." Cette affirmation demande une
clarification et une prise de position. 15 Eglises membres versent
plus que les 80 % des revenus de cotisations. Beaucoup d'Eglises
versent la contribution minimale ou un minimum de 500 CHF. Pour
cela, elles reçoivent, si nécessaire, une subvention
pour les frais de voyage si elles participent à des réunions
officielles de la KEK. La solidarité entre les Eglises
membres est donc, au plan financier, remarquable.
- Pour
l'organisation de l'Assemblée, les Eglises membres ont
l'obligation de verser une contribution supplémentaire
annuelle pendant la durée du mandat du Comité central.
Certaines Eglises l'ont fait en échelonnant leurs versements.
Ceci a l'avantage pour elles de ne pas être obligées de
débourser en une seule fois une somme importante
supplémentaire. Nous recommandons cette pratique à
toutes les Eglises. Le plan financier prévoit, par
conséquent, une rentrée régulière comme
réserve pour les frais de l'Assemblée.
- En
outre, le Secrétariat devra s'efforcer de continuer à
améliorer la communication avec les Eglises membres et sa
politique d'information, en utilisant les moyens modernes de
communication. Cela permettra aussi de rehausser la générosité
des Eglises membres.
- Quelques
explications concernant le plan financier 2004 – 2009 :
Il est établi en Euros, même si les comptes
sont faits en francs suisses, alors que dans des pays comme la
Belgique, l'Allemagne ou la France, ils le sont en Euros. Ils
tournent autour de 1,9 millions d'Euros ; les fluctuations les plus
importantes se manifesteront dans les années 2004-2006 dues
aux dépenses prévues pour le projet trisannuel de la
Mission et le remplacement éventuel de l'équipement
informatique en 2005. Quant aux dépenses pour le personnel de
Genève, le calcul prévoit le départ de
collaboratrices et collaborateurs âgés et leur
remplacement par de plus jeunes avec des salaires moindres.
- Le
Comité des finances fait les recommandations suivantes à
l'Assemblée :
- mettre
en vigueur le plan financier pour 2004 – 2009 tel qu'il est
présenté;
- rappeler
aux Eglises qu'elles doivent payer une contribution annuelle
conformément au mode de calcul adopté par le Comité
central, le montant minimal étant de 1000 CHF; que, en outre,
elles ont à verser une contribution annuelle supplémentaire
au cours de la durée du mandat du Comité central pour
le financement de l'Assemblée;
- charger
le Comité central de poursuivre les négociations avec
les Eglises mentionnées au point 10;
- remercier
le Secrétaire général, Keith Clements, et les
secrétaires aux finances, Hans Schmocker et Jean-Daniel
Birmelé pour l'excellence de leur comptabilité.
|
|